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Les Actes sonores et visuels de la conférence IpaP-IAM sur les élections en Afrique, du 26 juin 2015

Contributions et débats sur :

LES ÉLECTIONS EN AFRIQUE AUJOURD’HUI : ENJEUX, DÉFIS ET RISQUES

Séquences audio

  • Propos liminaires, Jean-François Akandji-Kombé (0:00:00 à 0:04:56)
  • La Religion et élections en Côte d’Ivoire, Marie MIRAN-GUYON, Maîtresse de conférences à l’EHESS
    (0:04:57 à 0.27:28).
  • Transition, Jean-Baptiste Harelimana, Président du Conseil d’Orientation de l’IAM, modérateur (0:27:28 à 0:28:45).
  • La stabilisation par l’élection ? L’exemple de la République centrafricaine, Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, Professeur à l’École de Droit de la Sorbonne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Caen, Président de l’IpaP (0:28:45 à 1:03:38).
  • Transition, Jean-Baptiste Harelimana (1.03.38 à 1:05:45).
  • Election et risques d’instabilité en Afrique, Professeur Maurice KAMTO, Professeur des Universités, et Membre de la Commission de Droit International des Nations Unies (1:05:45 à 1:20:26).
  • Transition, par Jean-Baptiste Harelimana, et débats avec la salle (1:20:27 à 1:50:22).

La bande audio de la conférence-débats

Cliquer sur le lien suivant : Les élections en Afrique aujourd’hui

Galerie photos de la conférence

L’IpaP et L’I.A.M. ensemble pour une conférence sur les élections en Afrique [26 juin 2015]

L’Institut Panafricain d’Action et de Prospective – IpaP

et

L’Institut Afrique Monde – IAM

Présentent

LES ÉLECTIONS EN AFRIQUE AUJOURD’HUI : ENJEUX, DÉFIS ET RISQUES

Conférence

26 juin 2015, de 18h- 20h, Centre Sèvres 35 Bis Rue de Sèvres, 75006 Paris

Entrée libre, venez nombreux

Avec l’avènement du multipartisme, les élections pluralistes sont devenues, en une vingtaine d’année, une réalité ponctuant la vie politique sur le continent africain. Cette réalité est inscrite désormais dans les ordres institutionnels nationaux, avec la création et l’enracinement, dans presque tous les Etats, de Commissions électorales indépendantes et/ou d’Observatoires des élections.

Considérés comme un outil de démocratisation, et donc comme instrument d’une plus grande légitimité des pouvoirs, les processus électoraux n’en représentent pas moins, à l’expérience, des défis pour la stabilité des Etats. En effet, la récurrence de tensions sociales voire de confrontations violentes à l’occasion de ces processus amène à s’interroger sur les liens qu’entretiennent démocratie, paix et sécurité.

Les échéances électorales de 2015, qui s’inscrivent par ailleurs dans un contexte de montée des intégrismes et des fondamentalismes, ainsi que de violence inter-ethniques dans de nombreux pays, ne peuvent qu’accentuer ces questionnements sur les voies et moyens de concilier approfondissement de la démocratie, d’une part, et stabilisation politique et cohésion sociale sur le continent, d’autre part.

PROGRAMME

  • Election et risques d’instabilité en Afrique, Professeur Maurice KAMTO, Professeur des Universités, et Membre de la Commission de Droit International des Nations Unies.
  • La Religion et élections en Côte d’Ivoire, Marie MIRAN-GUYON, Maîtresse de conférences à l’EHESS
  • La stabilisation par l’élection ? L’exemple de la République centrafricaine, Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, Professeur à l’École de Droit de la Sorbonne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Caen, Président de l’IpaP

Télécharger le programme

 

Contributions au Forum de Bangui : La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation de Côte d’Ivoire [fiche technique]

Origines et création de la Commission

En 2010, Alassane Ouattara est élu Président de la République de Côte d’Ivoire. Mais le Président sortant, Laurent Gbagbo, refuse de quitter le pouvoir. S’en suit alors une crise particulièrement violente entre les partisans des deux candidats, qui durera six mois, fera 3.000 morts et de nombreuses victimes. D’après l’organisation Human Rights Watch, « les violences post-électorales sont le point culminant d’une décennie d’impunité ».

A l’issue de la crise, la mise en place d’une Commission vérité et réconciliation constitue « un axe fort de [la] présidence » du Président Ouattara. La Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR / la Commission) verra le jour le 13 mai 2011 et débutera ses travaux en septembre 2011. Elle est chargée d’établir les causes des crises successives et de faire la lumière sur toutes les violations graves des droits de l’Homme commises entre 1990 et 2011, c’est-à-dire du retour du multipartisme dans le pays à la crise post-électorale. Son siège a été établi à Abidjan.

Mandat de la Commission

L’article 5 de l’Ordonnance décrit la mission de la Commission : « œuvrer en toute indépendance à la réconciliation et au renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire ». Aux termes de cet article, la CDVR est chargée :

  • d’élaborer une typologie appropriée des violations des droits de l’Homme ; de rechercher la vérité et situer les responsabilités sur les évènements sociopolitiques nationaux passés et récents ;
  • d’entendre les victimes, obtenir la reconnaissance des faits par les auteurs des violations incriminées et le pardon consécutif ; de proposer les moyens de toute nature susceptibles de contribuer à guérir les traumatismes subis par les victimes ;

d’identifier et faire des propositions visant à lutter contre l’injustice, les inégalités de toute nature, l’exclusion ainsi que la haine sous toutes leurs formes ; d’éduquer à la paix ; de contribuer à l’émergence d’une conscience nationale et à l’adhésion de tous, et de promouvoir le respect des différences et les valeurs démocratiques.

(…)

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