Archives pour la catégorie IpaP actualités

Les Actes sonores et visuels de la conférence IpaP-IAM sur les élections en Afrique, du 26 juin 2015

Contributions et débats sur :

LES ÉLECTIONS EN AFRIQUE AUJOURD’HUI : ENJEUX, DÉFIS ET RISQUES

Séquences audio

  • Propos liminaires, Jean-François Akandji-Kombé (0:00:00 à 0:04:56)
  • La Religion et élections en Côte d’Ivoire, Marie MIRAN-GUYON, Maîtresse de conférences à l’EHESS
    (0:04:57 à 0.27:28).
  • Transition, Jean-Baptiste Harelimana, Président du Conseil d’Orientation de l’IAM, modérateur (0:27:28 à 0:28:45).
  • La stabilisation par l’élection ? L’exemple de la République centrafricaine, Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, Professeur à l’École de Droit de la Sorbonne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Caen, Président de l’IpaP (0:28:45 à 1:03:38).
  • Transition, Jean-Baptiste Harelimana (1.03.38 à 1:05:45).
  • Election et risques d’instabilité en Afrique, Professeur Maurice KAMTO, Professeur des Universités, et Membre de la Commission de Droit International des Nations Unies (1:05:45 à 1:20:26).
  • Transition, par Jean-Baptiste Harelimana, et débats avec la salle (1:20:27 à 1:50:22).

La bande audio de la conférence-débats

Cliquer sur le lien suivant : Les élections en Afrique aujourd’hui

Galerie photos de la conférence

Comité de suivi du Manifeste pour l’éducation à la paix : atelier du 20 juin 2017

Akandji K.

Qu’est-ce que le Manifeste pour l’éducation à la paix et au développement ?

ATELIER DE SUIVI DU MANIFESTE  DE COTONOU

Voir l’article original

Actu : Le Président de l’IpaP, membre du Comité de suivi de l’initiative africaine d’éducation à la paix

Du 26 au 28 mai s’est tenu à Cotonou, au Bénin, le Symposium de lancement de « l’Initiative Africaine d’Education à la Paix et au Développement par le Dialogue Interreligieux et Interculturel.

A été adopté au terme de ce symposium le Manifeste pour l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel.

Partie prenante du processus, l’IpaP soutient ce Manifeste et entend contribuer à sa diffusion et à sa mise en oeuvre.

Il le fera notamment, via son Président, au sein du Comité de suivi chargé de veiller à « la mise en œuvre effective des recommandations issues du Symposium, avec l’appui du Gouvernement du Bénin, de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU et des principaux partenaires ».

LIRE

LE MANIFESTE POUR L’EDUCATION A LA PAIX ET AU DEVELOPPEMENT PAR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX ET INTERCULTUREL

Venus d’horizons religieux, spirituels, culturels, sociaux, économiques et politiques divers d’Afrique et du monde, à l’initiative du Centre Panafricain de Prospective Sociale, sur l’invitation du Gouvernement du Bénin, nous, participantes et participants au Symposium de lancement de l’Initiative Africaine d’Education à la Paix et au Développement par le Dialogue Interreligieux et Interculturel, tenu à Cotonou (Bénin), du 26 au 28 mai 2015, sous le haut patronage de l’UNESCO, avec l’appui de l’ONU, de l’UA, de la CEDEAO, de l’UEMOA, du Conseil de l’Entente, de l’OIF, etc., après avoir imploré la bénédiction de Dieu et salué unanimement la mémoire de l’une des grandes personnalités du continent en la personne de Jean PLIYA, après des échanges fructueux sur le thème de ce Symposium et au terme de nos travaux, adoptons le présent manifeste.

  • Unis par la reconnaissance de la dignité de chaque personne humaine consacrée par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que par les constitutions nationales et reconnue par toutes les religions et cultures en tant que patrimoine commun des sagesses de l’humanité ;
  • Considérant que la paix, la sécurité, le développement et les droits de l’homme sont intimement liés et se renforcent mutuellement ;
  • Conscients qu’opposer la violence des armes à la violence et à la terreur répandues par les tenants de l’extrémisme politique et religieux, quoique légitime, ne saurait pour autant constituer une réponse efficace et durable, étant donnée l’impossibilité de placer un soldat derrière chaque citoyen pour garantir sa sécurité ;
  • Convaincus que l’éducation à la paix et au développement à travers le dialogue interreligieux et interculturel peut grandement contribuer à renforcer les fondements d’une paix viable et d’un développement équitable ;
  • Convaincus que l’absence de guerre est une précondition primordiale du bien-être et du développement durable ainsi que de la réalisation effective des droits de l’homme ;
  • Rejetant le recours à toute forme de violence et soulignant que seules des solutions économiques, politiques et socio-culturelles pacifiques peuvent assurer un avenir stable et démocratique à tous les peuples du monde ;
  • Soulignant la nécessité de renforcer la bonne gouvernance et de bâtir des sociétés plus inclusives et plus ouvertes ;
  • Soucieux de contribuer à la concrétisation de la vision de l’Union africaine, qui est de « bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène internationale » ;
  • Attachés à la diversité culturelle, source d’enrichissement des peuples et des nations, conformément à la « Convention de l’UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » et à la Charte de la Renaissance culturelle africaine dans laquelle les Etats africains reconnaissent la diversité culturelle comme facteur d’enrichissement mutuel des peuples et des nations ;
  • Reconnaissant que la cohabitation pacifique entre les différentes communautés religieuses et culturelles est un bien inestimable pour la paix et pour le développement harmonieux des peuples, le développement étant l’autre nom de la paix ;
  • Nous appuyant sur l’affirmation solennelle du préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO au terme duquel « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », et sur les conclusions du Forum panafricain organisé à Luanda (Angola) du 25 au 28 mars 2013 par l’UNESCO sur le thème « Sources et ressources pour une culture de la paix » ;
  • Exprimant notre haute appréciation du travail des « Conseils interreligieux », du « Conseil Africain des Responsables Religieux pour la Paix », de l’initiative du forum de l’Union africaine sur le dialogue interreligieux et de celle de l’Alliance des Civilisations de l’ONU ;
  • Proclamons que le respect de la dignité d’autrui, de sa religion et de ses convictions philosophiques, ainsi que l’échange et la rencontre sont les fondements véritables du dialogue interreligieux et interculturel ;
  • Soulignons que le chemin du dialogue interreligieux et interculturel doit être bâti sur les valeurs de respect mutuel, d’échange et de rencontre, prérequis non négociables du « vivre ensemble», consistant en un « commun vouloir de vie commune » dans la diversité notamment des religions, des spiritualités, des cultures, et des orientations politiques et sociales, à l’instar des pratiques pluralistes, résilientes et pacifiques observées sur le Continent africain et dans sa diaspora ;
  • Soulignons l’importance capitale du droit au progrès scientifique, du droit au développement réciproque et solidaire, de l’éducation à la paix comme instrument propre à favoriser la réalisation du droit des peuples à la paix et encourageons les États et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales à participer activement à cet effort ;
  • Proposons, comme alternative au recours à la force, de promouvoir l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel, dès la cellule familiale en impliquant davantage les femmes et les jeunes ;
  • Condamnons les fauteurs de guerre et les marchands d’armes ainsi que toute forme de domination, d’exclusion, de discrimination religieuse, spirituelle, culturelle, politique ou sociale qui, sous le prétexte fallacieux de défense de la liberté ou de la religion, tentent de s’imposer par la force, engendrant des injustices parfois accoucheuses de désespoirs et d’extrémismes violents ;
  • Appelons à une meilleure gouvernance des Technologies de l’Information et de la Communication et des réseaux sociaux, afin qu’ils soient des instruments de rapprochement entre les peuples et que leur usage, de même que la presse, contribuent à la sensibilisation et à l’éducation des populations, en particulier des jeunes, dans ce domaine sensible ;
  • Préconisons avec insistance l’élaboration et l’application d’une politique nationale de « LA PAIX PAR LE DIALOGUE POUR AGIR ENSEMBLE » en concevant, planifiant et gérant des projets de développement impliquant largement les sensibilités religieuses et culturelles à tous les niveaux ;
  • Recommandons fortement la mise en place d’un réseau continental de parlementaires africains, y compris les femmes parlementaires, pour « la paix par le dialogue interreligieux et interculturel » avec pour mission, entre autres, de veiller à ce que la loi des finances de chaque Etat prévoie de manière permanente des ressources consistantes pour soutenir les opérations de développement conçues et réalisées conjointement dans le cadre d’un dialogue interreligieux et interculturel actif ;
  • Proposons la mise en place d’un réseau de femmes africaines pour l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel ;
  • Lançons un appel à tous les Etats pour qu’ils intègrent l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel dans tous les programmes d’éducation et de formation formelles et non formelles ;
  • Exhortons toutes les organisations internationales et africaines à intégrer l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel dans leurs programmes et activités de prévention, de gestion et de règlement des conflits, en veillant à y intégrer les dimensions genre et jeune ;
  • Recommandons la mise en place de Conseils interreligieux composés de femmes, d’hommes et de jeunes à l’échelle de tous les pays du Continent et de la diaspora ;
  • Décidons de mettre en place, en vue de la mise en œuvre effective des recommandations issues du Symposium, un mécanisme de suivi, avec l’appui du Gouvernement du Bénin, de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU et des principaux partenaires résolus à soutenir concrètement « l’Initiative Africaine d’Education à la Paix et au Développement par le Dialogue Interreligieux et interculturel ».

 

Fait à Cotonou, le 28 mai 2015,

 

   LE SYMPOSIUM

 

Document global contenant les contributions de l’IpaP en vue du Forum de Bangui

RECUEIL DE DOCUMENTS (295 pages)

TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT (ATTENTION DOCUMENT VOLUMINEUX) : Contribution de l’IpaP au Forum de Bangui

Le présent recueil contient les contributions que, de son propre chef, l’IpaP a résolu d’apporter pour aider à la réussite du processus du Forum de Bangui. Y sont ajoutés des textes fondamentaux de la République centrafricaine et de l’actuelle crise. Ces contributions ont été adressées aux groupes de travail du Comité préparatoire du Forum présidé par Mme Béatrice Epaye. L’équipe de l’IpaP adresse audit Comité et à sa Présidente ses plus vifs remerciements pour l’accueil favorable réservé aux documents ici réunis.

Les contributions de l’IpaP sont essentiellement de deux ordres.

Il y a d’abord des textes de fond, contenant analyses et propositions. La perspective choisie est essentiellement constitutionnelle, mais d’un constitutionnalisme ouvert. En effet, l’idée qui sous-tend ce choix est que la tâche incombant au Forum de Bangui est fondamentalement de refondation de l’Etat et de la société centrafricaine, et que les questions essentielles posées par la situation actuelle du pays doivent pouvoir se décliner au plan de la Loi fondamentale, qu’il s’agisse des questions de gouvernance politique, de gouvernance économique, d’organisation territoriale, de justice, ou encore des questions touchant à un futur modèle social centrafricain. En plus de ces questions de fond, le lecteur trouvera aussi dans le présent volume des propositions sur la manière dont le processus constituant pourrait être conduit afin que son résultat reflète le génie propre des centrafricains, afin aussi que ce résultat puisse être à proprement parlé un acte du souverain qu’est le peuple centrafricain.

Le deuxième ordre de contributions se présente sous la forme de « fiches techniques ». Il s’agit de fiches à visée exclusivement informative. L’idée qui a présidé à leur élaboration est que le Forum étant appelé à aborder des questions complexes, et son temps étant compté, il importait de faire en sorte que les débats portent sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les choix à faire pour la République centrafricaine ; que donc ces débats ne s’égarent pas en des discussions inutiles sur des points d’ores et déjà acquis. Bref, ces contributions-ci se veulent avant tout une aide à une discussion utile et, surtout, à la décision éclairée. L’équipe constituée par l’IpaP à cet effet, composée de doctorants-rédacteurs supervisés par les Professeurs Hélène Tigroudja et Jean-François Akandji-Kombé, s’est concentrée sur deux questions, qui ont été jugées cruciales et urgentes : les questions de justice, d’une part, celles de réconciliation, d’autre part. Le lecteur trouvera dans le présent volume, non seulement une présentation des données touchant aux incriminations internationales susceptibles d’être appliquées dans le contexte centrafricain (qu’est ce que le « crime de guerre », le « génocide », le « crime contre l’humanité », etc. ?), mais encore une présentation des institutions et des expériences en matière de justice pénale internationale, de justice transitionnelle et de mécanismes de réconciliation nationale. 

L’ensemble de ces documents a été d’abord mis en ligne sur le site internet de l’IpaP (http://ipaporg.net ), et y est toujours consultable et téléchargeable gratuitement.

L’équipe de l’IpaP espère avoir ainsi fait œuvre utile, pour le Forum d’abord, mais aussi pour l’après-Forum.

Bonne lecture.

Jean-François Akandji-Kombé

Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Caen, Directeur de l’Institut de formation continue Panthéon-Sorbonne

Président de l’IpaP

18 avril 2015 : Assemblée générale extraordinaire et réunion de Bureau de l’IpaP. Sous le signe de la consolidation.

Relevé des décisions

Assemblée générale extraordinaire

L’Assemblée générale extraordinaire de l’IpaP :

1) a élu à l’unanimité comme nouveaux membres :

  • Mme Hélène TIGROUDJA,
  • Mme Ioanna DRAGOUMERLI,
  • M. Ludovic HENNEBEL,
  • M. Lucien YALIKI ;

2) a adopté à l’unanimité la révision des statuts de l’IpaP ;

3) a élu, à l’unanimité, aux fonctions indiquées ci-après les personnes suivantes, qui deviennent de ce fait membres du Bureau de l’IpaP :

  • Vice-Présidente : Prof. Hélène TIGROUDJA,
  • Secrétaire Général adjoint : M. Lucien YALIKI,
  • Directrice du Comité de prospective : Prof. Hélène TIGROUDJA

Réunion de Bureau

Le Bureau exécutif de l’IpaP :

1) a adopté à l’unanimité le procès-verbal de sa réunion du 29 décembre 2014, consacrée au lancement de l’IpaP ;

2) a accrédité les personnes suivantes comme membres du Comité de Prospective :

  • Richard GUÉRÉ-GBAGBA, Docteur en Droit public, Expert en droit électoral et droits de l’homme, Enseignant à l’Université de Bangui
  • Richard OUEDRAOGO, Chercheur postdoctoral à l’Université de Sherbrooke, Québec, Canada.

3) A invité à rejoindre le Comité de Prospective les personnes suivantes, membres de l’équipe de rédaction des fiches techniques pour le Forum de Bangui :

  • Marion CHAHUMEAU, Assistante juridique à Human Rights Watch,
  • Audrey EPRINCHARD, Stagiaire assistante juridique des Programmes Sud chez RNC Justice & Démocratie,
  • Camara HAMEDI, Doctorant en Droit international pénal à l’Université Paris 11,
  • Marie LUGAZ, Doctorante en Droit international pénal à l’Université Laval, Québec, Canada,
  • Arnaud YALIKI, Doctorant en Droit international des Droits de l’homme à l’Université Paris-Est Créteil.

3) a fait le point sur les activités en cours de l’IpaP, en se félicitant de leur avancement :

  • Action de soutien au Forum de Bangui,
  • Rédaction d’un Manuel d’éducation à la Paix pour la jeunesse,
  • Préparation des premières Rencontres Internationales de Bangui (R.I.B.)

Modifications impliquées

Galerie photo 

 

 

Actu – Le Président de l’IpaP, invité du jour sur la radio centrafricaine Ndeke Luka [9 mars 2015]

Cet interview, réalisé à Bangui, a permis de faire un tour d’horizon des enjeux actuels de la République centrafricaine et d’évoquer les actions en cours de l’IpaP pour aider au relèvement du pays.

Il y est question d’enseignement supérieur et de recherche, d’éducation citoyenne et à la paix, du Forum de Bangui pour la réconciliation, des élections, du rôle joué par la Communauté internationale…

L'interview en français, version radio [cliquer sur l'image]
L’interview en français, version radio [cliquer sur l’image]
L’interview en français, version intégrale : 

L’interview en sango (langue nationale de la RCA) 

Actu : L’IpaP accrédité en République centrafricaine

IpaP accréditation RCA

L’IpaP à l’honneur dans les Chroniques internationales collaboratives [20 janv. 2015]

INTERVIEW DU PRÉSIDENT

J.F. Akandji-Kombé, Président de l'IpaP
J.F. Akandji-Kombé, Président de l’IpaP

Source : Chroniques internationales collaboratives 

Titre : À la découverte de l’Institut Panafricain d’Action et de Prospective

Extraits…

Question 1 : Monsieur Akandji-Kombé, pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Je suis actuellement Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) où je codirige le Master 2 Recherche de Droit social ainsi que l’équipe de recherche de Droit social. Je suis par ailleurs Coordinateur général du Réseau académique sur la Charte sociale européenne et les droits sociaux, et expert auprès notamment du Conseil de l’Europe pour les questions relatives à la Charte sociale européenne et à la Convention européenne des droits de l’homme, fonction qui m’amène à effectuer régulièrement des missions de formation et d’expertise dans différents pays membres de cette organisation touchant aux droits fondamentaux, au droit social, au droit public, notamment constitutionnel, ainsi qu’au droit international public et au droit européen.

 De nationalité franco-centrafricaine, je suis né en République centrafricaine où j’ai vécu et étudié jusqu’à l’obtention de ma Licence en Droit à l’Université de Bangui en 1983. J’ai ensuite rejoint la France, et l’Université de Picardie à Amiens, pour poursuivre mes études, lesquelles se sont achevées par une thèse de doctorat en Droit public dans ladite Université. Cette thèse, primée par l’Université, portait sur « les droits de l’homme dans les relations extérieures des Communautés européennes ». A la suite de quoi j’ai entamé une carrière d’enseignant-chercheur à l’Université de Caen où je suis entré en tant que Maître de Conférences en Droit public, et où je suis revenu plus tard comme Professeur après avoir été reçu au concours d’agrégation des universités avec rang de major.

A l’Université de Caen, j’ai aussi assumé différentes responsabilités administratives, notamment celles de Vice-Président de l’Université et de Doyen de la Faculté de Droit, et de cette université j’ai gardé le privilège du titre de Doyen honoraire de la Faculté de Droit.

Une de mes fiertés liées à cette phase normande de ma vie professionnelle reste la création du Master 2 de Droits Fondamentaux qui reste un diplôme phare de la Faculté de Droit de Caen, et la fondation de l’Institut international de la Paix et des Droits de l’homme de Caen, dont j’ai été le Secrétaire Général jusqu’à ma nomination à l’Université Paris 1.

Question 2 : Qu’est-ce que l’IpaP ?

 L’IpaP, Institut Panafricain d’Action et de Prospective, est une organisation non gouvernementale à vocation panafricaine, ayant la forme d’une association régie par la Loi française. Il a pour but, par la recherche, la formation et l’information, l’expertise ainsi que l’action humanitaire, d’œuvrer au rétablissement et à la consolidation de la paix au sein des nations et entre les peuples africains, de contribuer à un développement durable et humain sur le continent, de promouvoir les principes d’une bonne gouvernance, d’une démocratie effective, et du respect des droits de l’Homme.

Question 3 : Quelle est la genèse de ce projet de création de l’IpaP ? Comment et pourquoi l’idée vous est venue de créer cette ONG ?

A l’origine de l’IpaP, il y a une révolte intime face à la situation en Centrafrique. Cette révolte m’a conduit inéluctablement à la détermination de réagir et d’agir. En effet, face à la destruction systématique des vies humaines, à la perte générale des repères et valeurs, à la dissolution de l’Etat et de toutes institutions, la seule dénonciation ne pouvait suffire. Pour moi, l’heure était venue d’agir.

La perspective panafricaine s’est imposée peu à peu, au fil de la réflexion et des échanges que j’ai eus avec différentes personnes. Elle s’explique par la conviction que les problèmes rencontrés en République centrafricaine et les enjeux d’avenir qu’on y perçoit sont présents sur tout le continent, que la différence entre les Etats africains à cet égard est plus de degré que de nature, et que, pour tout dire, la Centrafrique est une illustration paroxysmique de problématiques africaines.

C’est dire donc que l’IpaP est une organisation panafricaine qui a décidé de porter l’action d’abord en territoire centrafricain, mais sans exclusive.

L’idée de départ était de prendre des initiatives en matière d’éducation et de recherche. Il s’agit là, comme beaucoup le savent, de mes principaux domaines d’expertise et du milieu dans lequel j’évolue depuis plusieurs années en France. Je pouvais espérer y réunir plus aisément qu’ailleurs les énergies et les compétences nécessaires pour intervenir. Puis, au fil de la réflexion, s’est imposée à moi le fait que l’ampleur de la tache de reconstruction nécessitait d’agir aussi sur d’autres terrains, voire sur tous les terrains, dont la formation, la recherche, l’éducation citoyenne, l’expertise, et l’action humanitaire.

Il a fallu ensuite décider des moyens et canaux de cette action. Je dois à la vérité de dire que j’ai d’abord exploré d’autres pistes que celle de la création d’une entité nouvelle. J’ai néanmoins du les écarter toutes. Notamment la piste d’une action à travers une ONG centrafricaine : ne connaissant pas les tenants et aboutissants des ONG existant actuellement, et compte tenu d’informations préoccupantes sur les buts poursuivis par certains d’entre eux ou sur leur gestion j’ai pris le parti de m’abstenir. Par ailleurs celle d’une action à travers une ONG internationale : je ne souhaitais pas intervenir comme « extérieur » à la Centrafrique et à l’Afrique. J’avais aussi le souci de promouvoir l’idée qu’il revient d’abord aux centrafricains et aux africains d’œuvrer à leur redressement.

C’est ainsi que s’est faite jour la nécessité de créer une organisation nouvelle, spécialement dédiée à des actions qui auront pour caractère propre d’allier réflexion et action, de privilégier la compétence aux affinités sociales ou politiques, de réunir des compétences d’horizons divers autour de projets. Une organisation qui ne soit, par ailleurs, pas limitée à la Centrafrique mais qui soit à dimension panafricaine.

Tout au long de ce processus qui a duré plusieurs mois, j’ai beaucoup échangé avec des amis, des collègues, des connaissances. Les principaux ont fondé avec moi l’IpaP et viennent, c’est un choix délibéré, d’horizons professionnels divers (Université et entreprise) et d’origines nationales variées (Centrafrique, Congo, Sénégal). Permettez-moi de les nommer : Laurent GANDOLA, Guy Diaz WAGRAMALE, Ibrahima DIA.

J’ajoute que l’équipe dirigeante de l’IpaP devrait bientôt s’élargir en se féminisant. C’est un point important de la très prochaine réunion de l’Assemblée générale et du Bureau que nous projetons pour le mois de mars.

De ces échanges sont nés aussi des soutiens qui sont chers à mes yeux : celui de l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes et celui de mon université, l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance au Directeur de la première institution et au Président de la seconde et à les remercier pour leur confiance.

 Lire la suite de l’interview sur le site des Chroniques Internationales Collaboratives 

L’IpaP a son signe distinctif définitif : un logo, des valeurs

LE LOGO

LogoIpaP-Couleur - petit

SIGNIFICATION DU LOGO

Un cercle pour exprimer l’idée d’organisation

Un contenu de cercle pour signifier un panafricanisme à visage humain de la jeunesse

Un cercle ouvert pour traduire les valeurs d’ouverture sur le monde et de partage avec les mondes non africains

Une image d’Afrique où s’enracine une jeune pousse de plante se projetant hors du cercle, pour symboliser, d’une part, la créativité et l’innovation africaines et, d’autre part, la contribution de l’Afrique à l’universel.

Remerciements

Merci à Kianoush RAMEZANI, créateur du logo sur une idée de Jean-François Akandji-Kombé, Président de l’IpaP

La page Facebook de Kianoush / Le blog de Kianoush

2.01.2015 – L’IpaP sur La Voix de l’Amérique : l’interview du Président [en sango]

JFAK Africa24

Interview réalisé le 2 janvier 2015 par Mme Pascaline MAGALÉ.